éléphants à Ruaha

Album photo safari Tanzanie 2011  

Donc, un safari en Tanzanie. Un de plus, direz-vous. Hé oui, j'ai réussi à persuader Catherine de fréquenter encore une fois ma destination africaine préférée. Mais c'est plus dur d'année en année... A chaque fois, il faut trouver quelque chose qui éveille l'intérêt de ma blonde. Et vu le mois de notre safari, octobre, difficile de lui faire miroiter la perspective de milliers de photos d'oiseaux, de centaines d'espèces... 

 

Donc départ sur Air France-KLM car Ethiopian Airlines et Swiss, autres possibilités proposées par Vie sauvage, notre excellent TO parisien, sont trop chiches pour le poids des bagages à main, 7 ou 8 kg au lieu de 12 sur AF-KLM (j'ai appris que British Airways permettait même 23 kg en cabine !). 

Donc un gros avion à Amsterdam, 

un trajet de jour sans problème jusqu'à à Dar-es-Salam, 



et directement (ou presque, une nuit sur place au Southern Sun, très bon hôtel) embarquement dans un petit coucou bien cabossé, 


et vol

"entre les nuages, se balançant mollement comme une attraction de fête foraine au milieu du coton blanc des nuages"

 (citation du carnet de ma blonde) 

 

Mikumi est un parc national assez proche de Dar-ses-Salam (283 km, soit quatre heures par la route et beaucoup moins par avion). Tiré de notre (modeste) site de safari photo quelques lignes sur ce parc : 

Mikumi est le nom local d'un palmier renflé en haut du tronc que l'on trouve dans le parc, le Borassus flabellifer. Il côtoie arbres à saucisses et baobabs. Avec 3230 km², Mikumi, érigé en parc national en 1964 est le quatrième parc de Tanzanie en taille. Il est adjacent à la partie de la réserve du Selous interdite à la chasse. Le sud du parc est peu exploité car peu (pas) pourvu de pistes. C'est un parc de savane ouverte à la faune abondante, comme le Serengeti. Les élands y sont fréquents, ainsi que, dans la forêt miombo en bordure du parc, le grand koudou et l'hippotrague noir. Les lions chassent dans la grande plaine inondable de Mkata le zèbre, le gnou, le buffle et les antilopes, ils se postent pour surveiller leur cheptel sur des termitières ou, en saison des pluies, dans les arbres. On y a recensé plus de 400 espèces d'oiseaux. 

Le parc est (malheureusement ?) traversé par une grande route goudronnée, ce qui rend son accès facile, si cela nuit un peu (trop ?) à sa tranquillité, car les voitures et camions ne s'arrêtent pas de rouler la nuit. Ce parc est parfois surnommé le "petit Serengeti", ce qui n'est pas rien, n'est-ce pas ?


La route qui traverse le parc : 

 

Et le parc, desséché, aride, avec quelques taches de verdure éparses 

 

Tout de suite nous sommes dans le bain. Bain d'herbes sèches, une herbe dorée aux reflets rosés, comme en témoigne son nom vernaculaire anglais Red Thatching-Grass... 


 

Notre lodge, de Foxes Safari, est perché sur une colline et surplombe la plaine de Mkata 

 

Le Stanley's Kopje appartient à la famille Fox, installée depuis longtemps en Tanzanie 

 


elle possède aussi des camps au Selous, à Ruaha, à Katavi et sa propre compagnie aérienne, Safari Link, celle qui nous a transportés sur les vols intérieurs de ce safari. Tous ses camps sont confortables et bien tenus, avec un personnel souriant et attentif, une cuisine sans reproche, des véhicules et des chauffeurs bien "rodés"... 


 Stanley's Kopje, en hôte attentionné offre trois points d'eau pour les hôtes du parc... 

Pour les humains non abstinents : 

 



Pour nos amis ailés 

  

Et pour nos amis quadrupèdes, trompus ou non 

Ce qui nous a d'emblée frappés à Mikumi, c'est l'aspect austère du parc en cette saison, végétation brûlée, par le soleil partout et à certains endroits au sens propre (enfin...), car la pratique des brûlis est aussi honorée à Mikumi qu'à Mkomazi. 

Karen, le manager de Stanley, s'en étonne qui nous dit "Ils [les responsables du parc et de TANAPA] ont tous fait des stages de formation aux USA mais dès qu'ils rentrent, ils reviennent aux pratiques ancestrales". L'écobuage ainsi pratiqué à large échelle n'a pourtant aucune justification : il détruit la microfaune, insectes, rongeurs, lézards, dont se nourrissent les oiseaux et les petits prédateurs, il détruit les nids, les arbres, il favorise l'érosion et contribue à l'appauvrissement des sols. Certes les outardes sont à la fête, elles dévorent tout ce qui essaie d'échapper aux flammes comme insectes, elles apprécient les barbecues et sautés de lézards et autres que l'incendie des herbes leur saisissent ou mitonnent... 

Il fait chaud mais le ciel est loin d'être bleu 

 

 

 

Outardes, outardes, le pluriel est peu pertinent, car nous n'en verrons qu'une, et encore... 

Donc, la seule de tout le safari : 

1 Outarde à ventre noir, Lissotis melanogaster 
 

mais nous verrons force jabirus, dont beaucoup de juvéniles... 

2 Jabiru d'Afrique, Ephippiorhynchus senegalensis 
 

 (avec en guest-star une Ouette d'Égypte,Alopochen aegyptiaca 

3 et 4 

Mais plus juvénile que nos totos jabirus, il y a aussi 


5  

Vous l'avez reconnu, j'en suis sûr ! Nous aussi, au premier coup d'oeil, à peine aidé par la présence de papa (ou de maman, pas de dimorphisme sexuel en l'espèce) 

6 Vanneau couronné, Vanellus coronatus 
 

Un cousin moins brillant vaque non loin 

7 Vanneau terne, Vanellus lugubris 
 

PS : les sub-totos vanneaux sont au bord de la piste, le nid empiète même sur celle-ci. Nous soupçonnons que les pierres autour ont été placées de main humaine, afin d'offrir un minimum de protection aux susdits sub-totos, mais nous n'avons pu en avoir confirmation. En revanche, nos accompagnateurs chauffeur et guide, Humphrey et Tony, nous ont appris que les parents vanneaux recherchaient bien la proximité de la piste qui leur semblait une bonne protection contre les prédateurs. Les autos protègent les totos !

 

Bordée de collines, avec pour horizon les monts Uluguru, la plaine de Mkata déroule des paysages dorés mais ne livre que parcimonieusement ses richesses en faune, pourtant réelles. 

 

Il pleut au loin... 

 

Mais nous sommes sous le soleil 

 

La saison n'est bien sûr pas optimale pour les oiseaux. Une Tourterelle maillée banale (pardon, ma belle) en devient une aubaine 

8 Tourterelle maillée, Streptopelia ou Spilopelia senegalensis 

Ou un bête coucal (pardon) 


9 Coucal à sourcils blancs, Centropus superciliosus 
 

ou un ordinaire bulbul égaré loin de son jardin 

10 Bulbul des jardins, Pycnonotus barbatus 
 

Voire un francolin 

11 Francolin à gorge rouge, Pternistis afer 
 

ou un vanneau certes pas terne mais pas couronné non plus 

12 Vanneau éperonné, Vanellus spinosus 

grosso modo Bernard http://www.safari-tanzanie.com

En dehors du point d'eau artificiel près du lodge, il y a aussi de l'eau, rare et précieuse pour nos amis ailés, dans un mini lac permanent à une petite distance du lodge. 


 

Une aubaine aussi pour le photographe... 

13 Canard à bosse, Sarkidiornis melanotos 
 

14 Héron cendré, Ardea cinerea 
 

15 Tantale ibis, Mycteria ibis

 

Avec évidemment, en plus des coin-coins 

16 Dendrocygne veuf, Dendrocygna viduata (et Héron cendré) 
 

le limicole de service, en l'occurrence un Chevalier guignette 

17 Chevalier guignette, Actitis hypoleucos